La discrimination est source de divisions et de destructions. À l’opposé, l’unité de l’Église ne repose pas sur des pratiques extérieures, mais sur la foi en Jésus-Christ, la véritable vigne. Face aux nombreux défis et contradictions qui traversent l’humanité, c’est en Christ que l’on trouve la paix. Telle est la conviction exprimée par le Révérend Abbé Simon-Pierre Mahamba lors de son homélie prononcée ce mercredi 21 mai 2025, au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, c’est en diocèse de Butembo-Beni.
La première lecture de la liturgie rapportait le conflit opposant les pharisiens aux apôtres Paul et Barnabé, à propos de la circoncision. L’Abbé Simon-Pierre Mahamba, célébrant du jour, a souligné que la foi en Jésus-Christ est la seule véritable tradition des chrétiens. Il a insisté sur le fait que l’unité de l’Église ne repose pas sur des observances rituelles, mais sur la fidélité à l’Évangile.
« La foi dépasse les appartenances ethniques et supprime les barrières entre les chrétiens. En Christ, nous formons un seul corps, unis par une même nature divine. Il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs : tous, nous partageons une seule foi et une même identité spirituelle », a-t-il affirmé.
Le vicaire du sanctuaire a ensuite développé l’image de la vigne. En se présentant comme la « vraie vigne », Jésus invite les croyants à accueillir sa parole, porteuse de fruits. Celui qui se coupe du Christ devient stérile et perd le lien avec la vie éternelle, a mis en garde l’Abbé, président de l’Eucharistie.
Il a ainsi exhorté les fidèles à œuvrer pour l’unité au sein de la communauté, condition essentielle pour porter les fruits de paix, d’amour et de vérité.
« En Christ, nous ne formons qu’un seul corps ; nos différences s’effacent. La discrimination, encore présente parmi le peuple, divise et empêche toute marche commune. Elle freine la construction d’une véritable unité. Tandis que l’unité fondée sur l’amour et la foi en Christ est porteuse de développement authentique », renchéri l’Abbé Mahamba.
À la fin de la célébration, fortifiés par la Parole et l’Eucharistie, les fidèles sont repartis dans la paix. Ils ont été invités à devenir des sarments vivants, greffés à la vraie vigne, et à témoigner du Christ dans leur vie de tous les jours.
Réginald Karem Been Vasambya