Les groupes d’approfondissement spirituel Saint André Kagwa, Saint Joseph et Sainte Élisabeth de Hongrie, œuvrant au sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira), ont rendu grâce à Dieu, samedi 17 octobre 2026, à l’occasion de la mémoire de saint Ignace d’Antioche. Les membres de ces trois groupes ont participé à une messe d’action de grâce célébrée pour la circonstance dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.
La célébration eucharistique était présidée par le révérend abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire MCA-Vuhira. Au début de son homélie, le célébrant a indiqué que cette célébration constituait une occasion de remercier Dieu pour ses bienfaits et de l’implorer pour le retour de la paix dans le diocèse de Butembo-Beni. À cette intention s’ajoutaient celles des membres des trois groupes, qui se sont unis spirituellement au cardinal Fernández, lequel avait accepté de prier pour leurs différentes intentions au Vatican.
Dans son homélie, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé aux fidèles qu’être chrétien, c’est être ami du Christ. Selon lui, confesser sa foi en Jésus-Christ et en témoigner, même jusqu’à la mort, constitue une source de joie pour le chrétien. Il a souligné que la véritable foi chrétienne se manifeste particulièrement dans les moments difficiles et au cours des grandes épreuves.
Le recteur a également expliqué que vivre le martyre dans la vie quotidienne, c’est accepter de souffrir avec le Christ et de lui rester fidèle, même au prix de sa vie, dans l’espérance de la résurrection. Il a rappelé que la couleur rouge, portée en mémoire des martyrs, symbolise leur sacrifice, leur amour envers Dieu, envers les hommes et envers l’Église.
« Être chrétien et vivre le martyre, c’est être un modèle, avoir du courage et être un homme ou une femme de témoignage, en paroles et en actes, par la grâce de l’Esprit Saint », a-t-il prêché.
Poursuivant son enseignement, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a expliqué que de nombreux martyrs avaient refusé de renier leur foi, conscients que leur renoncement aurait pu ébranler la foi d’autres personnes. « Plusieurs martyrs n’ont pas voulu nier leur foi, car ils savaient que s’ils y renonçaient, s’ils reculaient ou s’ils posaient des actes contraires à leurs convictions, ils risquaient de détruire la foi des autres. Mais, en confessant leur véritable foi en Jésus, ils ont sauvé ceux qui étaient perplexes dans leur foi », a-t-il poursuivi.
L’abbé recteur a ensuite exhorté les fidèles à laisser l’Esprit Saint, leur Paraclet, c’est-à-dire leur avocat et leur défenseur, les accompagner dans les difficultés auxquelles ils font face. Il a également évoqué les conséquences du péché contre le Saint-Esprit, qu’il a présenté comme une attitude de refus du Christ et de l’Église. Selon lui, cette attitude revient à s’enfermer dans les ténèbres en rejetant le salut offert par Dieu.
Au cours de la célébration eucharistique, les trois groupes d’approfondissement spirituel ont présenté des offrandes spéciales, notamment du vin de messe, des hosties destinées aux célébrations eucharistiques, du riz, du ciment pour soutenir les travaux de construction du sanctuaire, ainsi que divers vivres et non-vivres pour appuyer l’œuvre évangélisatrice menée à MCA-Vuhira.
La journée s’est achevée par une prière de délivrance, suivie d’un moment de partage fraternel entre les membres des groupes Saint André Kagwa, Saint Joseph et Sainte Élisabeth de Hongrie, tous engagés dans l’approfondissement de leur foi au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.
Kakule Kamaliro