La société civile du groupement de Mwenye, dans le territoire de Lubero, appelle les autorités locales et militaires à assumer davantage leurs responsabilités auprès de la population. Son président, Kambale Muthono Jérémie, s’est confié à la presse ce dimanche 20 septembre 2026.
Selon lui, malgré l’accalmie observée ces derniers jours dans cette partie du territoire de Lubero, plusieurs autorités locales restent en déplacement. Il déplore également un effectif insuffisant des Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, dans la région.
Kambale Muthono Jérémie estime que seuls 45 % de la population seraient actuellement restés dans la zone, tandis que 55 % demeureraient en déplacement vers des milieux considérés comme plus sécurisés. Face à l’accalmie observée, il encourage les habitants déplacés à envisager progressivement le retour dans leurs milieux d’origine, tout en demandant au gouvernement de renforcer les effectifs militaires.
Il invite par ailleurs les autorités locales à faire preuve de leadership en demeurant auprès de la population affectée par les violences.
Abordant la question du développement, le président de la société civile de Mwenye déplore également l’état de délabrement des infrastructures, particulièrement des routes. Il indique que plusieurs maisons incendiées lors des massacres de civils dans le groupement de Mwenye n’ont toujours pas été reconstruites, leurs propriétaires manquant de moyens financiers.
Kambale Muthono Jérémie lance ainsi un appel aux personnes de bonne volonté afin qu’elles puissent contribuer à la reconstruction et à la réhabilitation des infrastructures touchées par les violences.
Pour rappel, le groupement de Mwenye figure parmi les zones du territoire de Lubero ayant été touchées par les attaques attribuées aux rebelles des ADF. Ces violences ont notamment été marquées par des tueries de civils, des disparitions, ainsi que l’incendie de maisons d’habitation et de certaines structures sanitaires.
Réginald Karem & Gloria Kombi