janvier 20, 2026

Les cadres et agents territoriaux du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) dans la province du Nord-Kivu ont entamé une grève illimitée ce lundi 1er septembre 2025. Cette décision fait suite à des mois d’impayés et à l’absence de réponse du gouvernement congolais à leurs revendications.

Lors d’une déclaration lue devant la presse à Beni, Maître Omar Kavotha, chef d’antenne du PDDRCS pour Beni et porte-parole des agents grévistes, a dénoncé la précarité dans laquelle vivent les employés des antennes de Beni, Lubero et Masisi, impayés depuis plus de trente-cinq mois.

« Le salaire est un droit, pas un cadeau ni une faveur », a-t-il martelé. « Si rien n’est fait dans l’urgence par le gouvernement, des actions de grande envergure suivront. Nous appelons les autorités nationales, provinciales et locales à s’impliquer pour que nos revendications soient entendues. »

Dans leur communiqué, les grévistes ont annoncé que tous les bureaux du PDDRCS concernés seraient hermétiquement fermés jusqu’à ce que leurs arriérés de salaires, primes et avantages sociaux soient intégralement payés.

« Aucune mission de terrain ne sera assurée, aucune activité avec les partenaires ne sera réalisée, et aucun rapport de service ne sera transmis à la hiérarchie », a précisé Maître Kavotha.

Les agents prévoient également d’organiser un sit-in permanent dans les cours des antennes territoriales de Beni, où ils passeront jour et nuit en attendant une réponse du coordonnateur national du PDDRCS.

Le mouvement a donné un ultimatum d’une semaine au gouvernement. Passé ce délai, les grévistes menacent d’intensifier leurs actions.

« Si aucune suite favorable n’est réservée à nos demandes, nous adopterons des mesures plus radicales, dont nous informerons le public en temps voulu », a averti le porte-parole.

Il convient de rappeler que les agents avaient lancé un préavis de grève dès le 25 juillet 2025, sans obtenir de réaction des autorités.

« Le gouvernement a fait la sourde oreille. Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix », a conclu Maître Kavotha.

Sylvie Kaswera & Justin Makayabo

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