avril 20, 2026

Solennité de Pâques dans l’Église Universelle, ce dimanche 5 avril 2026. Au sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés de Vuhira, en ville de Butembo, la messe de la Résurrection du Seigneur a été célébrée par le Révérend Père Don Amani Kambale Muhongya, prêtre résident au monastère Saint-Benoît de Wayene, également situé à Butembo. Le Père a invité les chrétiens à un renouveau spirituel, véritable sens de Pâques pour un chrétien digne de ce nom.

Dès l’entame de son homélie, le Père célébrant a d’abord proclamé : « Le Christ est ressuscité, Il est vivant, Il a vaincu la mort ! »

Ensuite, avant de commenter les Saintes Écritures du jour, le Oint de Dieu a distingué deux sortes de Pâques : la Pâques mondaine et la Pâques chrétienne.

Selon lui, la Pâques mondaine est celle où les gens se préparent physiquement plutôt que spirituellement. « Certains en viennent même à commettre le péché comme une manière de célébrer Pâques », a-t-il regretté, mettant en garde contre cette Pâques païenne qui peut nous voler notre Pâques chrétienne.

Abordant la Pâques chrétienne, le Père a souligné qu’elle se manifeste par un renouveau spirituel. Il a rappelé le sens du Triduum Pascal, les trois jours saints précédant le dimanche de Pâques. Pour le Père Amani, ces jours préparent le chrétien à franchir une nouvelle étape, où il devient une nouvelle personne en Christ ressuscité, abandonnant tout comportement contraire aux commandements de Dieu et aux enseignements de son Fils unique, Jésus-Christ.

« Le Triduum Pascal nous révèle le vrai sens de la Pâques chrétienne, qui se manifeste dans notre vie transformée », a-t-il prêché.

Poursuivant, l’abbé a exhorté chaque chrétien à s’interroger : « Que chacun examine sa conscience : Suis-je ressuscité avec le Christ ? Ai-je abandonné les voies qui m’éloignaient du Seigneur pour suivre une vie nouvelle en Christ ? Suis-je purifié ? Là où il y avait la haine, y a-t-il maintenant l’amour ? Ai-je pardonné à ceux qui m’ont offensé ? Ai-je renoncé à l’hypocrisie dans ma vie quotidienne ? Ne célébrons pas Pâques dans un état de péché», a-t-il exhoté.

Après cet examen de conscience, le ministre de Dieu a commenté les Saintes Écritures du jour, appelant les chrétiens à devenir « des pains sans levain », en référence à la deuxième lecture.

Enfin, le Père Amani s’est attardé sur l’Évangile du jour, qui relate l’épisode où Marie-Madeleine se rend au tombeau au petit matin, alors qu’il faisait encore nuit. Elle constate que la pierre a été enlevée du tombeau et court avertir Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, en leur disant : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

Le Père a souligné que, à l’image de Marie-Madeleine, tout chrétien doit chercher le Christ, témoignant ainsi de son amour pour le Ressuscité. À l’annonce de la nouvelle, les apôtres se sont rendus au tombeau pour vérifier.

Le ministre de Dieu a insisté : « La Pâques du Christ, c’est la vie intérieure, la vie spirituelle. Quand nous renaissons en Christ ressuscité, la Parole divine en nous devient un témoignage, la guerre cesse, et la paix s’installe. »

« La vraie paix vient du Christ. Il est venu nous libérer de l’esclavage du péché, pour nous révéler la vie nouvelle, la vie dans la lumière, la vie éternelle », a-t-il conclu, souhaitant à tous les chrétiens présents en la chapelle Mater Miséricordiae une joyeuse fête de Pâques.

Réginald Karem Been Vasambya

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