Alors que la République démocratique du Congo, RDC, fait face à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, avec plus de 2 400 décès enregistrés dans les six provinces touchées, le virus continue de se propager malgré la forte mobilisation du gouvernement, l’engagement des personnels de santé et l’appui des partenaires locaux et internationaux. Cette situation met en lumière les faiblesses structurelles du système de santé congolais et souligne l’importance de l’aide internationale pour contenir la propagation de cette maladie.
S’exprimant devant la presse à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, lors d’un point de presse, Julien Harnes a insisté sur le lien direct entre la solidité d’un système de santé et sa capacité à maîtriser rapidement une épidémie. Selon lui, la RDC, dont le système de santé demeure fragile, peine à contenir la propagation du virus. Il a ainsi souligné la nécessité d’un appui international soutenu à la réponse nationale, d’autant plus que, selon lui, une épidémie ne connaît pas de frontières.
Le coordonnateur principal de la réponse à Ebola a également déploré les violences récurrentes visant les infrastructures sanitaires et les professionnels de santé, ainsi que la méfiance de certaines communautés à l’égard de la riposte. Ces agissements, a-t-il regretté, « rendent plus difficile la mobilisation des fonds et plongent davantage les communautés dans un chaos sanitaire ».
Julien Harnes rappelle enfin que la riposte ne peut pas se limiter à une réponse d’urgence. Elle doit également s’inscrire dans le renforcement durable du système de santé et dans une mobilisation continue de la communauté internationale. Tant que les défis structurels et sécuritaires ne seront pas résolus, le virus continuera de menacer les populations congolaises et pourrait compromettre davantage la stabilité sanitaire de la région.
Augustin Kiti