Par la foi, nous sommes sauvés. Selon cette foi, nous élevons notre cri vers le Seigneur par des supplications, afin de nous sanctifier. Les Saintes Écritures de ce 28e dimanche de l’année liturgique C nous révèlent que Dieu ne fait pas de discrimination : il se penche sur chacun de nous, pour notre salut. Il se soucie également des non-croyants et des païens, mais dès qu’ils reconnaissent leurs limites et leurs faiblesses, il leur accorde sa grâce et sa miséricorde. Dieu se présente comme le Bon Berger qui va à la recherche de la brebis égarée. Il redonne courage et réintègre avec amour les oubliés et les marginalisés, comme les lépreux, souvent considérés comme des impurs. Pourtant, le Christ s’est approché d’eux et les a accueillis pour leur purification, lorsqu’ils se sont reconnus dans leur misère et se sont humiliés devant sa miséricorde infinie.
Telle est l’essence de l’homélie de l’abbé Simon Pierre Mahamba, prononcée lors de la messe dominicale qu’il a présidée à la chapelle Mater Misericordiae, au sanctuaire MCA Vuhira, ce dimanche 12 octobre 2025. L’abbé vicaire du sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés a rappelé que le Christ, qui nous voit, brise la division entre les hommes, soulignant que lorsque Dieu veut guérir ou sauver l’homme, personne ne peut l’en empêcher. C’est pourquoi nous lui devons une obéissance totale, a-t-il prêché dans son homélie.
« Celui qui a la foi voit le miracle de Dieu, même dans le silence. Car Dieu agit au moment opportun. Sa promesse ne tarde jamais à s’accomplir. Sans attendre des miracles visibles, celui qui a foi perçoit la gloire de Dieu. Nous voyons cette obéissance dans l’Évangile, lorsque Jésus dit aux dix lépreux : ‘Allez vous montrer au prêtre.’ Jésus n’a pas prononcé de mots miraculeux, ni de nombreuses paroles. Il a simplement dit : ‘Allez vous montrer au prêtre’, et ils sont partis. Par leur obéissance à cette parole, ils ont été purifiés en chemin », a prêché l’abbé célébrant du jour.
Pour l’abbé Simon Pierre Mahamba, celui qui a la foi, même dans le silence, perçoit les bienfaits et les miracles de l’Éternel. La foi et l’obéissance à Dieu sont des voies vers la sanctification, a souligné l’abbé vicaire. Il a exhorté chacun à prendre conscience de ce qui pourrait le séparer de Dieu et des autres, ou de l’Église. Dans ce sens, il a rappelé que chaque chrétien est invité à vivre selon les commandements de Dieu et à élever sa voix vers le Seigneur pour implorer sa miséricorde, afin de nous purifier de nos impuretés, notamment par le sacrement de réconciliation.
« Nous sommes purifiés de nos lèpres à travers le sacrement du baptême. Nous sommes lavés, comme Naaman qui s’est plongé sept fois dans le Jourdain et en est ressorti purifié. Le chiffre sept symbolise les sept sacrements de l’Église. Nous devons venir avec supplication devant Dieu pour implorer sa miséricorde, à l’exemple des dix lépreux qui se sont repentis devant le Seigneur en disant : ‘Seigneur, aie pitié de nous.’ Nos péchés nous éloignent de Dieu, comme les lépres, et c’est pourquoi, avant chaque célébration eucharistique, nous devons confesser nos fautes devant le Seigneur, pour lui dire : ‘Seigneur, aie pitié de nous.’ Et si nous confessons avec sincérité, Dieu nous purifie et nous en sommes reconnaissants. C’est pourquoi nous devons sincèrement présenter nos supplications en Jésus-Christ, en confessant nos péchés, afin qu’il nous restitue l’honneur perdu à cause de nos fautes », a ajouté l’abbé Simon Pierre Mahamba.
Enfin, l’abbé célébrant du jour a conseillé à l’assemblée chrétienne de rendre grâce à Dieu pour la santé physique et spirituelle qu’il nous accorde par amour et par grâce. Ne pas rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits est un signe d’orgueil et d’ingratitude, alors que c’est de lui que nous tenons toute chose, y compris notre souffle de vie. Il a réitéré que notre gratitude envers Dieu nous ouvre à de nombreuses grâces.
L’abbé Simon Pierre Mahamba a conclu en exhortant la communauté à toujours garder une attitude de gratitude envers Dieu, source de toute bénédiction.
Kakule Kamaliro & Justin Makayabo