janvier 20, 2026

Comme à l’accoutumée, le sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés a vibré d’une ferveur exceptionnelle en ce premier vendredi du mois de septembre 2025. Des milliers de pèlerins venus du diocèse de Butembo-Beni et d’ailleurs ont afflué vers ce haut lieu de ressourcement spirituel, la colline sacrée de Vuhira, dès les premières lueurs de l’aube. Nombreux sont ceux qui y ont passé la nuit du jeudi au vendredi pour se préparer spirituellement à cette grande journée.

La célébration a débuté par la récitation des chapelets aux premières lueurs du jour. L’évangéliste Kambale Anselme a introduit la cérémonie en entonnant le Veni Creator, une invocation au Saint-Esprit, suivie de la prière d’ouverture avant les enseignements du jour.

Le thème central, Les réponses aux questions sur la guérison des blessures intérieures dues à l’arbre généalogique, a été développé par Madame Kasoki Marie Louise, en collaboration avec l’évangéliste Ndovya Dieu Merci. L’oratrice a mis en lumière les blessures causées par la mort de proches dont nous continuons à pleurer la disparition, souvent sans savoir s’ils étaient en paix avec le Créateur.

« Les noms des défunts que nous invoquons habituellement peuvent nous transmettre bonheur ou malheur, selon ce qu’ils ont vécu ou accompli de leur vivant », a-t-elle expliqué. Elle a insisté sur l’importance de prier pour les âmes des défunts : « Si vous aimez vraiment un membre de votre famille, un ami ou un proche, prenez le temps de prier pour lui après sa mort. »

Madame Marie Louise a averti : « Si l’âme d’un défunt ne repose pas auprès du Père céleste, sa descendance peut en subir les conséquences. Une personne morte sans avoir confessé ses péchés peut devenir un esprit errant, ce qui représente un grave danger pour sa famille. Les proches du défunt peuvent alors être frappés par des maladies mentales, l’épilepsie, le cancer, la stérilité, ou des troubles du comportement tels que la débauche, l’alcoolisme, ou une colère meurtrière. Ces esprits peuvent aussi s’attaquer aux nouveau-nés, provoquer des morts subites, des suicides, des accidents, ou même des paralysies. Ils sont parfois à l’origine d’un célibat involontaire, tant chez les hommes que chez les femmes. »

Elle a conclu ce point par un appel solennel : « Prier pour nos défunts, afin que Dieu leur pardonne et que leurs âmes reposent en paix, est essentiel pour ne pas hériter de leurs fardeaux spirituels. »

L’évangéliste a également abordé la question des mauvais esprits : « Certaines personnes en sont envahies par manque de pardon envers leurs persécuteurs, ce qui affecte leur santé physique et spirituelle. Le refus de pardonner ouvre une porte au diable, souvent à notre insu. »

Elle a mis en garde contre les pratiques occultes : « Les effets du fétichisme sont incompatibles avec le salut en Christ. On ne peut chercher le Christ tout en conservant des objets de superstition chez soi. Le christianisme et l’occultisme ne se mélangent pas. Priez sans cesse, convertissez-vous sans peur, et rendez grâce à Dieu. »

En clôture, Madame Marie Louise a exhorté l’assemblée à cultiver trois habitudes spirituelles : Prier régulièrement pour les défunts de sa famille. Fuir le fétichisme, y compris chez certains prétendus « serviteurs de Dieu ». Connaître l’histoire de ses ancêtres pour discerner les héritages spirituels.

« Dieu nous aime bien au-delà de notre propre capacité à aimer. Ayez foi en Lui, approchez-vous de Lui, et Il répondra à vos besoins », a-t-elle rappelé, laissant l’assemblée dans une méditation empreinte d’espérance.

Kakule Kamaliro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RTMCA

GRATUIT
VOIR