septembre 6, 2026

Les professionnels de l’éducation continuent de faire face à des conditions de vie difficiles, malgré les quelques primes et avantages accordés par le gouvernement. À Butembo, certains enseignants qui ont accepté de se confier à RTMCA.NET se disent déçus par les promesses faites par les autorités, lesquelles tardent, selon eux, à se traduire par une amélioration concrète de leur quotidien.

Plusieurs enseignants estiment qu’une rémunération pouvant atteindre 500 dollars américains leur permettrait de mieux répondre aux besoins essentiels de leurs familles. En cette période de grève, certains sont contraints de se tourner vers d’autres activités génératrices de revenus ou vers des occupations journalières afin de subvenir tant bien que mal à leurs besoins.

« Nos conditions de vie ne s’améliorent vraiment pas à cause du salaire misérable. En tant qu’enseignants, surtout dans le Nord-Kivu, nous traversons une situation très difficile. Actuellement, nous ne savons pas comment subvenir aux besoins de nos enfants. Nous exhortons donc les autorités à prendre leurs responsabilités. Nous vivotons à cause du salaire dérisoire que nous recevons. Si le gouvernement nous accordait 500 dollars américains, nous pourrions mieux subvenir à nos besoins. Voilà pourquoi nous sommes obligés de chercher d’autres occupations afin de répondre aux besoins de nos familles », témoignent certains enseignants à RTMCA.NET.

De son côté, Benito Mughaso, secrétaire permanent du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), section de Butembo, se dit préoccupé par les conditions de vie des professionnels de l’éducation. Il appelle les autorités scolaires à tenir davantage compte des réalités socio-économiques des enseignants, notamment en améliorant leur rémunération afin qu’elle puisse répondre aux besoins essentiels des ménages.

« On dit que l’enseignant devrait avoir vingt et un mille cinq cents francs congolais par jour, mais malheureusement, le gouvernement nous a trompés. Voilà pourquoi le panier de la ménagère n’est pas suffisamment couvert. L’enseignant est en train de peiner et ses conditions de vie se dégradent au jour le jour. Nous avons compris que les enseignants ont eux aussi pris conscience de leur souffrance. Voilà pourquoi ils ont décidé de rester à la maison », a-t-il déclaré.

Il convient de rappeler que, face à ces difficultés, le Syndicat des enseignants du Congo a décrété un mouvement de grève. Cette action syndicale est présentée comme un moyen de revendication visant à pousser les autorités à répondre aux préoccupations des enseignants et à améliorer leurs conditions de travail et de vie.

Ghislain Muhasa

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