Ce samedi 29 novembre 2025, dernier de l’année liturgique C, l’abbé Simon Pierre Mahamba a appelé les fidèles à recentrer leur vie sur l’essentiel : « Les plaisirs du monde ne doivent pas nous faire perdre de vue l’attente du Seigneur », a-t-il déclaré. Pour lui, seule une foi ferme, nourrie par la prière et la charité, peut préparer efficacement à la venue du Christ.
S’appuyant sur l’Évangile du jour, l’abbé vicaire au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a mis en lumière plusieurs travers dénoncés par le Christ, notamment l’ivrognerie et la débauche, qu’il considère comme des portes d’entrée à de nombreux autres péchés. Il a déploré le fait que certaines personnes deviennent esclaves de leurs désirs, au point de céder à la gourmandise dans leur quotidien.
L’abbé a également dénoncé une mentalité grandissante selon laquelle on ne pourrait pleinement profiter de la vie sans s’adonner à l’excès et à la débauche, appelant les fidèles à ne pas se laisser entraîner par les séductions du monde.
Dans son homélie, l’abbé a dénoncé toutefois une tendance inquiétante dans la société actuelle. « Certaines personnes affirment ne plus pouvoir vivre sans consommer de l’alcool. La boisson devient pour elles un besoin quotidien », a-t-il regretté. Il a souligné que l’ivrognerie, la débauche et l’absence de sobriété nuisent gravement à la dignité humaine, provoquant rejet social et pauvreté.
Pour le ministre de Dieu, la manière de vivre conditionne notre destinée éternelle : « Celui qui meurt avec un chapelet en main ne peut reposer au même lieu que celui qui rend l’âme avec une bouteille sur les lèvres », a-t-il affirmé, appelant à une vigilance constante face aux tentations mondaines, car nul ne connaît ni le jour, ni l’heure du retour du Fils de l’Homme.
Comme chaque samedi, la messe s’est clôturée par la prière de consécration à la Vierge Marie, dans une ambiance de joie, partagée par les pèlerins venus nombreux à ce haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni.
Reginald Karem Bin Vasambya