La fête de Notre-Dame du Rosaire a été célébrée ce mercredi 7 octobre 2026 dans l’Église universelle. À Butembo, cette célébration a coïncidé avec l’ouverture de l’année académique au Centre diocésain pour la pastorale, la catéchèse et la liturgie. La messe a été présidée par Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, évêque du diocèse de Butembo-Beni. Dans son homélie, il a invité les fidèles à approfondir leur dévotion au Rosaire et à suivre l’exemple de foi de la Vierge Marie.
Revenant sur la signification de cette fête mariale, Mgr Sikuli a rappelé que « la fête de Notre-Dame du Rosaire rappelle aux fidèles l’importance de la prière du Rosaire comme moyen de méditer et d’imiter la vie ainsi que la mission de Jésus-Christ ». Selon lui, cette célébration trouve son origine dans la victoire de Lépante en 1571, obtenue alors que les chrétiens avaient confié leur combat à l’intercession de la Vierge Marie à travers la prière du Rosaire.
Commentant l’Évangile de l’Annonciation, l’évêque de Butembo-Beni a souligné la disponibilité de Marie à accueillir le projet de Dieu. « Marie est présentée comme la comblée de grâce et comme celle qui a cru à la parole qui lui était adressée. Elle a accueilli avec foi le message de l’ange Gabriel et s’est rendue disponible pour accomplir la volonté de Dieu », a déclaré Mgr Sikuli Melchisédech.
Le prélat a également rappelé l’enseignement du Concile Vatican II sur la place unique de la Vierge Marie dans l’histoire du salut. « La Vierge Marie occupe la première place parmi les humbles et les pauvres du Seigneur, ceux qui espèrent en Dieu et accueillent son salut dans la foi », a-t-il affirmé. « Tous les privilèges et toutes les grandeurs de Marie découlent de sa mission de Mère du Christ », a renchéri l’évêque.
Pour Mgr Sikuli, la grandeur de Marie réside avant tout dans sa réponse généreuse à l’appel de Dieu. « Certes, elle ne comprenait pas encore pleinement toutes les paroles qui lui étaient adressées ni tout le mystère qui lui était révélé. Pourtant, sa réponse fut claire et totale : “Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole” », a-t-il expliqué. « À tout ce que Dieu lui demandait, Marie répondait par un oui généreux et confiant », a poursuivi le pasteur diocésain.
L’évêque a ensuite montré la portée de ce consentement dans l’histoire du salut. « À partir de ce moment, l’histoire de l’humanité prit un tournant décisif : l’Éternel entra dans le temps et Dieu se fit homme pour le salut du monde », a-t-il indiqué. « Rien ne pouvait plus rester comme auparavant, car les promesses de l’Ancienne Alliance trouvaient leur accomplissement en Jésus-Christ », a ajouté Mgr Sikuli.
S’adressant particulièrement aux apprenants qui entament leur année académique ainsi qu’aux agents pastoraux, catéchistes et animateurs liturgiques, l’évêque les a exhortés à demeurer fidèles à leur vocation chrétienne. « Choisis par Dieu dans le Christ, nous sommes appelés à vivre selon cette vocation qui fait de nous ses enfants. Gardons une foi ferme, convaincus que rien n’est impossible à Dieu », a-t-il déclaré.
Avant de conclure, Monseigneur Melchisédech Sikuli Paluku a invité les fidèles à prendre Marie comme modèle dans leur marche chrétienne. « Comme la Vierge Marie, apprenons à accueillir la volonté de Dieu et à la mettre en pratique, en imitant ses vertus de foi, de charité et d’obéissance », a-t-il recommandé. Il a enfin encouragé les chrétiens à réciter le Rosaire avec ferveur et persévérance afin de se laisser conduire par l’intercession maternelle de Marie vers son Fils bien-aimé, Jésus-Christ.
Réginald Karem Been Vasambya