Les fidèles chrétiens du diocèse de Butembo-Beni se sont réunis au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira pour suivre des enseignements sur le mariage, ce vendredi 6 Mars 2026, premier du mois, jour où l’Eglise vénère le Sacré-Cœur de Jésus-Christ. Ces enseignements ont été dispensés par le révérend abbé Kambale Kikongolo Benoît, prêtre résident à l’évêché et spécialiste en droit canon.

Devant plusieurs milliers de fidèles présents ce vendredi 6 mars 2026, l’abbé Benoît a expliqué la différence entre le mariage civil et le saint sacrement de mariage. Il a insisté sur le caractère indissoluble du sacrement, soulignant que seul Dieu peut rompre le mariage sacré, contrairement au mariage civil qui est un contrat conclu entre deux personnes. Il a également précisé que le mariage est un droit, mais pas une obligation.
S’appuyant sur le Code de droit canonique, l’abbé a insisté sur l’importance de la préparation prénuptiale, qui doit durer au moins six mois. Il a mis en garde contre la conclusion d’un mariage avant cette période, rappelant que la vie conjugale n’est pas un jeu du hasard et que le bonheur dans le mariage est un objectif pour lequel chacun doit prier et se préparer.
Abordant les empêchements matrimoniaux, l’abbé a cité 12 cas, notamment : l’âge (le mineur n’est pas autorisé à se marier religieusement), le lien d’un mariage antérieur, l’impuissance sexuelle, la disparité de culte, entre autres. Il a exhorté les fidèles à respecter le sacrement du mariage.
La célébration eucharistique a également eu lieu ce jour-là au sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés, présidée par l’abbé Benoît. Dans son homélie, il a rappelé aux fidèles venus de différentes paroisses que tuer son semblable est un grand péché, soulignant que chaque personne est unique et n’est pas le fruit du hasard.

Le ministre de Dieu a expliqué que la haine et la comparaison sont à l’origine des hostilités et des meurtres dans la société. Entouré de cinq prêtres, il a appelé les chrétiens à éviter l’esprit de comparaison et l’amour conditionné, insistant sur le fait que le péché n’est pas une caractéristique innée de l’homme et ne doit pas définir l’existence humaine. Il a encouragé les fidèles à cultiver l’amour de soi et du prochain pour prévenir les meurtres et promouvoir la paix.
Plusieurs milliers de chrétiens venus de tous les coins du diocèse ont participé à ce rendez-vous du premier vendredi de mars. Les activités se sont clôturées vers 15 heures par la procession du chemin de croix.
Justin Makayabo & Trésor Kihugho