juillet 22, 2026

Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a clarifié la position de l’Église catholique sur le débat brûlant relatif à une éventuelle modification de la Constitution en République démocratique du Congo. Lors d’une récente sortie médiatique, le prélat a réitéré l’opposition ferme de la CENCO à tout changement constitutionnel qui toucherait aux dispositions verrouillées par l’article 220.

L’article 220, un « rempart contre la dictature »

S’exprimant sur ce débat national, Monseigneur Donatien Nshole a insisté sur le caractère intangible des matières protégées par cet article de la Constitution congolaise. Selon lui, ces dispositions constituent « un rempart contre la dictature » et demeurent le garant de la stabilité institutionnelle du pays.

Toutefois, le Secrétaire général a nuancé les positions en rappelant que l’Église n’est pas dogmatiquement hostile à une révision technique, à condition qu’elle soit réalisée dans le strict respect des mécanismes légaux prévus par le texte fondamental lui-même, sans toucher aux principes démocratiques clés.

Aucune animosité envers le président Félix Tshisekedi

Au cours de son intervention, Mgr Donatien Nshole a également tenu à dissiper les accusations selon lesquelles l’Église catholique nourrirait une animosité particulière à l’égard du président de la République. Il a souligné que les prises de position de la CENCO ne relèvent pas d’un positionnement politique ou personnel, mais d’un rôle de veille citoyenne.

Par ces déclarations, la CENCO réaffirme sa volonté de participer activement au débat public sur les grandes questions nationales, tout en maintenant sa position de vigilance sur la gouvernance, le respect des textes et la préservation de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

John Matata

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