Le mercredi saint, dernier jour du temps fort du carême, a été célébré ce 1er avril 2026 dans l’Église catholique. À cette occasion, la messe matinale au sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira) a été présidée par le révérend abbé Simon Pierre Mahamba.
Dans son homélie, le célébrant du jour a insisté sur la nécessité d’une foi ferme au Christ dans les difficultés, ainsi que sur l’amour véritable envers Dieu et envers le prochain.
L’abbé, vicaire au sanctuaire MCA-Vuhira, haut lieu spirituel de Butembo-Beni, a d’abord commenté la première lecture tirée du livre d’Isaïe. Ce passage relate l’histoire du serviteur de Dieu qui, malgré les épreuves, se confie en Dieu et poursuit fidèlement sa mission. Il a souligné que les souffrances de ce serviteur ressemblent à celles du Christ qui, malgré les trahisons et le reniement des siens, a manifesté un amour infini. Jésus-Christ n’a pas fui la passion, mais s’est abandonné pour le salut de l’humanité.
Poursuivant son homélie, l’abbé a expliqué que, dans l’Évangile, Jésus révèle que l’un de ses apôtres va le trahir, en la personne de Judas Iscariote. Ce dernier, dominé par l’amour de l’argent, est allé rencontrer les chefs religieux pour leur proposer de livrer Jésus en échange d’une récompense. Connaissant leur intention de faire mourir Jésus, ils se sont servis de lui pour atteindre leur objectif.
L’abbé a ainsi fait remarquer que, parfois, le mal peut venir de personnes très proches, même des amis. C’est ce qui est arrivé à Jésus, trahi par l’un de ses propres disciples.
S’adressant aux fidèles, il les a appelés à éviter l’amour excessif de l’argent. Il a rappelé que, bien que l’argent soit utile dans la vie, son attachement démesuré peut conduire à de graves dérives, allant jusqu’à nuire aux autres pour des intérêts personnels, comme ce fut le cas pour Judas Iscariote.
Enfin, le célébrant a exhorté les chrétiens à témoigner de l’amour du Christ en restant fermes dans leur foi. Il les a invités à prier afin de ne pas devenir, à leur tour, des “Judas” envers leurs proches, mais plutôt des témoins authentiques de l’amour de Dieu.
À l’approche de la fête de Pâques, il a conclu en appelant les fidèles à une véritable conversion : ressusciter avec le Christ et savoir le reconnaître à travers leurs frères et sœurs.
Réginald Karem Been Vasambya