juillet 29, 2026

À l’occasion de la mémoire liturgique des saints Marthe, Marie et Lazare, le Révérend Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, Recteur du sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA) de Vuhira, a invité les fidèles à faire de leurs maisons des lieux de communion, d’amour et d’accueil de Jésus-Christ. Le recteur du sanctuaire a livré cette méditation lors de la messe matinale célébrée dans la chapelle Mater Misericordiae, en présence de centaines de chrétiens venus participer à cette célébration eucharistique, ce mercredi 29 juillet 2026.

Dans son homélie, l’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé que Marthe, Marie et Lazare constituent un modèle d’une famille unie autour de Jésus. Selon lui, leur maison située à Béthanie doit inspirer chaque chrétien à transformer son propre foyer en un espace où Dieu demeure.

« Aujourd’hui, nous allons demander à Dieu de faire de nos maisons de nouvelles Béthanie, c’est-à-dire des maisons où règnent l’amitié, l’amour et la communion », a-t-il déclaré.

Une maison chrétienne doit être un lieu de paix et non de divisionLe Recteur du sanctuaire MCA-Vuhira a insisté sur le fait que la simple appartenance familiale ne suffit pas pour garantir l’amour et l’unité.

« Il ne suffit pas que des personnes soient nées ensemble ou qu’elles aient le même sang pour qu’elles puissent vivre dans l’amour », a-t-il expliqué.

Pour lui, certaines familles perdent leur vocation première lorsqu’elles deviennent des lieux de conflits permanents, de haine ou de souffrance.

« Il y a des familles où la vie ressemble au feu du démon, où la maison devient comme un camp militaire, où les gens se disputent constamment, consomment des choses mauvaises ou se font du mal sans raison. Une telle maison n’est pas une Béthanie », a-t-il averti.

Face à ces situations, il a invité les fidèles à ouvrir leurs portes au Christ : « Demandez à Jésus-Christ d’entrer dans votre maison, dans votre famille ou dans le lieu où vous vivez ensemble, afin qu’il fasse de cette demeure une sainte Béthanie ».

Marthe, Marie et Lazare : une famille amie de Jésus

Dans son enseignement, l’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé que l’Église célèbre désormais ensemble les trois figures de cette famille de Béthanie en raison de leur profonde communion autour du Christ.

« Autrefois, Marthe était célébrée seule en ce jour. Mais en voyant combien ces trois personnes vivaient ensemble dans l’unité, s’aimaient et accueillaient Jésus avec le même amour, l’Église a choisi aujourd’hui de les commémorer tous les trois dans une même célébration », a-t-il expliqué.

Selon lui, les Évangiles montrent une famille où Jésus était accueilli avec joie. Marie écoutait longuement la Parole du Seigneur, tandis que Marthe se consacrait au service et à l’hospitalité.

« Lorsque Jésus leur rendait visite, il entrait dans leur maison et était accueilli avec joie. Jésus restait avec eux dans la prière », a-t-il rappelé.

L’exemple de Marthe montre également que la relation avec Jésus doit être sincère et sans peur.

« Ils ne lui cachaient rien et n’avaient pas peur de lui parler comme à un ami », a souligné le prédicateur.

Ainsi, il a encouragé chaque fidèle à présenter ses difficultés au Seigneur : « Toi aussi, tu peux présenter tes souffrances à Jésus sans honte, sans peur et sans trembler. Accueille Jésus aujourd’hui comme un ami ».

Écouter Jésus : la meilleure part qui ne sera pas enlevée

Revenant sur l’épisode où Marthe s’inquiète de servir seule pendant que Marie écoute Jésus, l’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé l’importance de donner une place prioritaire à Dieu.

« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour beaucoup de choses », a-t-il cité.

Pour lui, cette parole du Christ rappelle que les réalités matérielles sont importantes, mais qu’elles ne doivent jamais remplacer la vie spirituelle.

« Les réalités de ce monde passent. Même si elles nous aident à bien vivre et à prendre soin de notre corps, il est aussi nécessaire de nourrir notre âme par la Parole de Dieu », a-t-il enseigné.

Le recteur a également invité les chrétiens à ne pas considérer la prière comme une perte de temps.

« Pendant que nous sommes ici pour écouter Jésus-Christ, certaines personnes pensent que nous sommes en train de nous isoler. Elles pensent que nous perdons notre temps », a-t-il indiqué.

Mais l’exemple de Béthanie montre, selon lui, qu’il faut unir contemplation et service.

« Il faut accueillir Jésus-Christ et écouter sa Parole, sans oublier de le servir à travers nos frères et sœurs, en regardant leurs besoins et en cherchant à y répondre », a-t-il exhorté.

Jésus-Christ, la Résurrection et la Vie

La deuxième partie de l’homélie a été consacrée au récit de la mort et de la résurrection de Lazare.

L’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé que Jésus demeure le maître de la vie.

« Jésus-Christ est la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en lui, même s’il meurt, vivra », a-t-il affirmé.

Pour lui, la présence du Christ est une protection dans toutes les épreuves humaines.

« Celui qui demeure avec Jésus n’a pas peur de la mort, parce que Jésus-Christ est le Dieu de la vie », a-t-il poursuivi.

Il a également expliqué qu’il existe une mort physique mais aussi une mort spirituelle provoquée par le péché.

« Lorsque nous commettons le péché, nous entrons dans une forme de mort spirituelle », a-t-il rappelé, invitant les chrétiens à rechercher constamment la conversion.

Un témoignage sur une prière auprès d’un malade

Au cours de son homélie, le Recteur du sanctuaire MCA-Vuhira a partagé un témoignage personnel sur une prière faite auprès d’un malade dans un hôpital. Il a raconté qu’en route vers l’hôpital, il avait rencontré des personnes qui sortaient en pleurant, annonçant probablement un décès.

« Mon Père, allons-nous encore continuer ? Pourtant la personne est déjà morte », lui aurait dit la personne qui l’accompagnait. Mais en se souvenant de Lazare, il a décidé de poursuivre son chemin.

« Je n’ai pas perdu courage. J’ai continué mon chemin pour vérifier la situation », a-t-il témoigné.

Arrivé auprès du malade, il a prié pendant que les médecins poursuivaient leurs soins.

« À notre grande surprise, ce malade a repris vie. Il a fait l’expérience d’un véritable miracle : il est revenu à la vie », a-t-il raconté.

À travers ce témoignage, il a encouragé les fidèles à ne jamais abandonner l’espérance.

« Il ne faut jamais perdre l’espérance lorsqu’une personne est en train de mourir. Il faut prier immédiatement et demander à Jésus d’agir », a-t-il exhorté.

Prier pour les défunts : un acte de foi et d’amour

L’un des moments forts de l’enseignement a porté sur la prière pour les personnes décédées. L’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a affirmé que l’exemple de Lazare montre l’importance d’accompagner les défunts par la prière.

« Jésus-Christ nous enseigne, à travers l’amitié de Marthe, Marie et Lazare, à prier pour nos défunts, à intercéder pour ceux qui nous ont quittés », a-t-il déclaré.

Il a mis en garde contre les enseignements qui refusent cette pratique chrétienne.

« Si vous entendez un prédicateur vous dire qu’il ne faut pas prier pour les morts, sachez qu’il se trompe », a-t-il affirmé.

Selon lui, la prière demeure une expression de l’amour qui dépasse même la mort.Jésus a pleuré : les larmes ne sont pas un manque de foiLe prédicateur a également rappelé que Jésus lui-même a pleuré devant la tombe de Lazare.

« Ne confondons pas les larmes avec un manque de foi », a-t-il conseillé.

Pour lui, pleurer un être cher est une réaction humaine qui témoigne de l’amour.

« Ce n’est pas un péché, ce n’est pas une faiblesse, c’est une réaction humaine et même une expression du véritable amour envers celui qui nous quitte », a-t-il expliqué.

Construire de vraies amitiés fondées sur Jésus-ChristEn conclusion, l’Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a invité les chrétiens à examiner la qualité de leurs relations humaines.

« Construisons nos relations sur la foi en Jésus-Christ. Éloignons-nous des mauvaises amitiés qui ne nous élèvent pas spirituellement », a-t-il recommandé.

Il a particulièrement appelé les jeunes à être attentifs dans leurs choix d’amitiés et de relations.

« Si ton fiancé t’entraîne à commettre le péché ou t’éloigne de la foi en Jésus-Christ, éloigne-toi de cette relation », a-t-il insisté.

À l’image de Marie qui demeurait auprès de Jésus, il a encouragé les fidèles à développer une vie intérieure profonde par la prière, l’adoration et l’écoute de la Parole de Dieu.

« Le chemin est simple : aimer le sacrement de la réconciliation, méditer les Saintes Écritures, adorer Jésus présent dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie, écouter sa Parole et la mettre en pratique », a-t-il conclu.

Cette célébration au sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés de Vuhira aura ainsi été un appel à faire de chaque famille une véritable Béthanie : une demeure où Jésus est accueilli, aimé et reconnu comme la source de la vie.

Réginald Karem Been Vasambya

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