« Tous sont appelés à concilier la prière et le travail dans leur vie quotidienne, en évitant de cacher la paresse derrière la prière. » C’est l’exhortation lancée par l’abbé Simon Pierre Mahamba lors de la messe matinale qu’il a présidée ce mercredi 26 août 2026 à la chapelle Mater Misericordiae, au Sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira).
Dans son homélie, le prêtre a présenté la paresse et l’oisiveté comme des attitudes nuisibles à la vie personnelle et sociale. Selon lui, elles ne constituent pas seulement des défauts, mais peuvent devenir de véritables obstacles à l’épanouissement de la personne. Il a ainsi invité les chrétiens à s’éloigner de l’oisiveté et à privilégier le travail ainsi que l’autonomie dans la vie quotidienne.
L’abbé Simon Pierre Mahamba a également encouragé les fidèles à ne pas simplement condamner les personnes paresseuses, mais à les accompagner par des conseils et de bonnes orientations afin de les aider à sortir de l’oisiveté et à devenir autonomes.
« Il ne faut pas être une charge dans vos familles et pour vos proches à cause de la paresse », a-t-il conseillé.
Pour le célébrant, le travail accompli avec sérieux et dans un esprit d’amour peut également constituer un chemin vers Dieu. Il a exhorté les fidèles à travailler avec amour, sans se lamenter, estimant que Dieu bénit et élève ceux qui s’investissent avec responsabilité dans leurs activités.
L’abbé Simon Pierre Mahamba a par ailleurs mis en garde contre l’hypocrisie dans la vie chrétienne, notamment une religiosité fondée sur les apparences plutôt que sur une véritable conversion intérieure. Il a également dénoncé la médisance et le colportage, des pratiques qui, selon lui, contribuent à ternir l’image et la réputation d’autrui et traduisent un manque d’amour envers le prochain.
Le vicaire du Sanctuaire MCA-Vuhira a invité les chrétiens à rester attentifs aux remarques et aux conseils qui peuvent contribuer à leur transformation positive. Il les a encouragés à accepter la correction et à prendre des décisions personnelles en faveur d’un changement véritable.
En guise de conclusion, l’abbé Simon Pierre Mahamba a appelé les fidèles à ne pas attribuer leurs faiblesses et leurs antivaleurs aux ancêtres, mais plutôt à assumer leur responsabilité personnelle et à prier pour leurs défunts.
Il a particulièrement insisté sur la nécessité de combattre la paresse, qu’il considère comme à l’origine de nombreux maux et péchés dans la vie humaine.
« Celui qui ne travaille pas pèche », a-t-il déclaré.
La célébration eucharistique s’est achevée dans une ambiance méditative et d’action de grâce.
Kakule Kamaliro