L’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, appelle les chrétiens à abandonner les pratiques contraires à l’Évangile de Jésus-Christ et à revenir sincèrement à Dieu. Il a lancé cet appel au cours de son homélie prononcée lors de la messe matinale célébrée ce lundi 12 octobre 2026, dans la chapelle Mater Misericordiae, au sein dudit sanctuaire. Le célébrant a notamment insisté sur la nécessité de la conversion du cœur, du discernement spirituel et de la confiance en la miséricorde divine face aux différentes souffrances qui frappent la société congolaise.
S’appuyant sur la Parole de Dieu, particulièrement sur les enseignements de Jésus-Christ concernant la génération qui refuse d’accueillir son message, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a expliqué que le Christ dénonce l’endurcissement du cœur de ceux qui, malgré les signes de sa présence et de sa puissance, refusent de croire en lui. Pour le recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, l’Évangile constitue une source de transformation intérieure qui permet à l’être humain de devenir une créature nouvelle dans le Christ, Fils du Dieu vivant.
Le prêtre a rappelé que Jésus-Christ est celui qui révèle véritablement le Père céleste, invisible aux yeux des hommes. Descendu du ciel et fait homme pour le salut de l’humanité, le Christ est, selon son enseignement, le garant du Royaume de Dieu sur la terre. Il est venu apporter aux hommes une vérité capable de les libérer du péché et de les conduire vers une relation authentique avec Dieu.
Cependant, a-t-il déploré, plusieurs personnes continuent de fermer leur cœur à cette vérité, malgré les nombreux signes accomplis par Jésus-Christ. Une attitude que l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi rapproche de celle des Israélites qui, à l’époque de Jésus, demeuraient attachés à leurs convictions au point de rejeter son enseignement.
Les traditions ancestrales face à l’accueil de l’Évangile
Dans son homélie, le recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a également attiré l’attention des fidèles sur certaines traditions ancestrales qui, lorsqu’elles deviennent incompatibles avec la foi chrétienne, peuvent constituer un obstacle à la conversion et à l’accueil de l’Évangile.Selon lui, certaines personnes refusent encore de croire en Jésus-Christ, de fréquenter l’Église ou de recevoir le baptême en son nom parce qu’elles restent prisonnières de pratiques héritées de leurs ancêtres. Il a estimé que cet attachement peut empêcher les croyants de reconnaître la vérité de l’Évangile et de se rapprocher sincèrement du vrai Dieu.
Pour l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, la sagesse humaine, lorsqu’elle conduit à rejeter la vérité divine, risque de devenir une source d’égarement plutôt qu’un chemin vers le salut. Il a ainsi invité les chrétiens à examiner leurs pratiques et leurs convictions à la lumière de la Parole de Dieu, afin de distinguer ce qui favorise leur croissance spirituelle de ce qui les éloigne du Christ.
Le célébrant a insisté sur le fait que la conversion ne peut pas se limiter à une appartenance extérieure à l’Église. Elle exige une transformation profonde du cœur, une adhésion sincère à l’Évangile et la volonté de renoncer aux pratiques incompatibles avec les enseignements de Jésus-Christ. L’exemple de Ninive, un appel à la conversion collectivePour illustrer la puissance du repentir, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a évoqué l’histoire de Jonas et de la ville de Ninive, rapportée dans l’Ancien Testament. Selon le récit biblique, les habitants de cette ville s’étaient profondément éloignés de Dieu, au point de s’exposer à son jugement.
Envoyé pour annoncer le message divin, Jonas a appelé les habitants de Ninive à changer de conduite. À la suite de cette annonce, toute la population, du roi aux simples citoyens, a pris conscience de la gravité de ses actes et s’est engagée dans une démarche de repentance. Le jeûne et les supplications ont accompagné cette mobilisation collective pour implorer la miséricorde de Dieu.
L’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a souligné que cette attitude a permis aux habitants de Ninive de manifester leur volonté de revenir vers Dieu. Leur exemple démontre, selon lui, que la reconnaissance des fautes et la conversion sincère peuvent ouvrir un chemin vers le pardon divin.
À travers ce passage biblique, le prêtre a invité les fidèles à comprendre que le repentir ne concerne pas uniquement les individus, mais peut également inspirer une transformation collective. Il a encouragé chacun à reconnaître ses propres responsabilités et à contribuer au retour des valeurs évangéliques dans la société. La repentance, un chemin d’espérance pour la République démocratique du Congo
Élargissant son message à la situation actuelle de la République démocratique du Congo, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a appelé les Congolais à revenir sincèrement à Jésus-Christ et à se laisser guider par son saint Évangile. Il a notamment évoqué les guerres, les épidémies d’Ebola et les différentes menaces qui pèsent sur la population.
« Nous, Congolais, si nous nous repentons sincèrement de nos péchés, si nous revenons à Jésus-Christ et acceptons de nous laisser guider par son saint Évangile, Dieu pourra nous accorder son pardon et nous ouvrir un chemin vers la fin des guerres », a-t-il enseigné.
Dans cette perspective, le recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a exhorté les chrétiens à intensifier leurs prières et à implorer la miséricorde divine en ces temps de souffrance. Il les a invités à abandonner l’endurcissement de leurs cœurs, à cesser de rejeter les enseignements du Christ et à renouveler leur confiance en Dieu.
Son message présente ainsi la conversion comme une démarche spirituelle essentielle pour faire face aux épreuves. Toutefois, l’appel à la prière s’accompagne d’une invitation à examiner les comportements personnels et collectifs, afin que la foi chrétienne puisse réellement orienter la vie quotidienne.
Pour le célébrant, le retour à Dieu implique une véritable remise en question, aussi bien dans les relations humaines que dans les choix qui engagent la société. Il s’agit de rechercher la volonté divine et de laisser l’Évangile inspirer les attitudes et les actions de chacun. La reine de Saba, un modèle d’ouverture à la sagesse divinePoursuivant son enseignement, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé que Jésus-Christ invite ses auditeurs à considérer l’exemple de peuples qui, bien qu’ils ne fussent pas issus du peuple d’Israël, ont su reconnaître la sagesse venant de Dieu.
Il a notamment évoqué la reine de Saba, qui fut émerveillée par la sagesse du roi Salomon. Cette sagesse, présentée dans le récit biblique comme un don de Dieu, a constitué pour elle une source d’émerveillement et de connaissance.
À travers cet exemple, le prêtre a voulu montrer que l’accueil de la sagesse divine ne dépend pas uniquement de l’origine ou de l’appartenance à une communauté particulière. Il suppose plutôt une disposition intérieure à écouter, à comprendre et à reconnaître la vérité.
Cette référence biblique a conduit le célébrant à interpeller les fidèles sur les enseignements qui orientent actuellement leur existence. Il les a invités à se demander quelle sagesse guide leurs décisions et quelles voix influencent leur manière de vivre la foi chrétienne. Les chrétiens appelés au discernement spirituel
L’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a également mis en garde contre la multiplication des discours et des enseignements religieux qui peuvent parfois s’opposer à l’Évangile de Jésus-Christ. Selon lui, cette diversité de messages peut fragiliser la foi des chrétiens lorsqu’ils ne prennent pas le temps de discerner ce qu’ils entendent.
Il a fait observer que certains fidèles écoutent la Parole de Dieu à l’Église, mais se laissent ensuite influencer par des enseignements contraires à l’Évangile une fois sortis de leur communauté chrétienne. Sans un discernement approfondi, cette situation risque de les conduire à l’instabilité spirituelle et au retour à des pratiques qu’ils avaient pourtant abandonnées.
Le recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a ainsi exhorté les croyants à demeurer fermes dans leur foi et à évaluer les enseignements reçus à la lumière de la Parole de Dieu et de la doctrine de l’Église. Il les a appelés à ne pas se laisser entraîner par des discours qui les éloignent de leur engagement chrétien.
Dans son exhortation, il a particulièrement insisté sur la nécessité de vivre une foi cohérente, sans entretenir de contradictions entre l’appartenance à l’Église et des pratiques incompatibles avec les valeurs de l’Évangile.
« Cessons de garder un pied dans l’Église et l’autre dans les ténèbres », a-t-il exhorté en substance, invitant les fidèles à rompre avec les formes d’esclavage spirituel et à s’engager pleinement sur le chemin du Christ.
Un appel à la miséricorde et à la fidélité à l’Évangile
En conclusion de son homélie, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a invité les chrétiens à demander pardon à Dieu et à rechercher continuellement sa lumière. Pour lui, la fidélité à l’Évangile exige une conversion permanente, un cœur disposé à accueillir la vérité et le courage de renoncer à tout ce qui éloigne de Jésus-Christ.
Face aux difficultés personnelles et aux souffrances qui affectent la société congolaise, le prêtre a rappelé l’importance de la prière et de l’abandon confiant à la miséricorde divine. Il a encouragé les fidèles à ne pas se contenter d’une pratique religieuse extérieure, mais à faire de la Parole de Dieu un véritable repère dans leur vie.
Cet enseignement prononcé dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira ramène ainsi les fidèles à une question fondamentale : leur foi transforme-t-elle réellement leur manière de vivre ? À travers l’exemple de Ninive, la sagesse de la reine de Saba et les avertissements de Jésus-Christ, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé que l’écoute de la Parole de Dieu doit conduire à la conversion, au discernement et à une fidélité sincère au Christ.
Réginald Karem Been Vasambya