« Le baptême et la circoncision spirituelle sont ce qui nous permet de devenir de véritables chrétiens. Ces derniers doivent également éviter une “spiritualité de façade”, qui se limite aux apparences sans refléter une conversion intérieure sincère. » C’est, en substance, le message développé par le Révérend Abbé Oswald Kambale Kibonde, ce mardi 13 octobre 2026. Il a présidé la messe matinale dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.
Dans la première partie de son homélie, l’abbé s’est appuyé sur la première lecture, tirée de la lettre de saint Paul aux Galates (Ga 5, 1-6), pour revenir sur le sens de la circoncision dans la vie de l’homme. Il a indiqué que cette pratique est ancrée depuis longtemps dans les cultures juives et nandes, avant de souligner qu’elle s’observe progressivement dans d’autres cultures du monde. Selon lui, chez les Juifs, la circoncision constitue un acte religieux accompagné d’une cérémonie appropriée, contrairement à certaines pratiques actuelles chez les Nande, où elle se déroule parfois sans cérémonie, même culturelle.
Abordant la signification de la circoncision dans la vie chrétienne, l’abbé Kibonde a souligné que « ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité ». Il a ainsi exhorté les chrétiens à pratiquer la circoncision spirituelle, entendue comme une transformation intérieure qui les rapproche de Dieu et les aide à cheminer vers le Royaume des cieux.
« Le baptême et la circoncision spirituelle sont ce dont nous avons besoin pour devenir de bons chrétiens. Prions aujourd’hui afin que chacun s’interroge : serai-je circoncis spirituellement dès ici-bas ou devrai-je attendre le purgatoire pour l’être ? Ceux qui ont un cœur mauvais ne peuvent pas être considérés comme spirituellement circoncis. Circoncisez donc vos cœurs et veillez à garder un esprit pur », a exhorté l’abbé.
Dans la seconde partie de son homélie, le célébrant s’est attardé sur l’Évangile du jour selon saint Luc (Lc 11, 37-41). À travers l’attitude de Jésus-Christ, qui s’est mis à table chez un pharisien sans avoir d’abord effectué les ablutions rituelles attendues, l’abbé a rappelé l’importance d’une conversion sincère, qui va au-delà des pratiques extérieures. Il a notamment souligné que l’habit ne fait pas le moine, même si celui-ci est reconnu à son habit. Il a ainsi appelé les chrétiens à éviter l’hypocrisie et à veiller à ce que leur comportement reflète réellement les valeurs de l’Évangile.
« L’habit ne fait pas le moine, même si l’on reconnaît le moine à son habit. Nombreux sont ceux qui se préoccupent de leur apparence extérieure au lieu de travailler à l’amélioration de leur vie chrétienne intérieure. C’est la leçon que Jésus donne aux pharisiens : il leur demande de regarder d’abord à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Même un lion peut se laver. Commençons donc par purifier notre intérieur », a prêché l’abbé Oswald Kambale Kibonde.
Pour conclure son homélie, l’abbé Oswald Kambale Kibonde a invité les fidèles à une profonde introspection sur leur manière de vivre la foi chrétienne. Il les a notamment interpellés à travers ces questions : « Dans ma vie chrétienne, suis-je comme une lumière ténébreuse ou des ténèbres lumineuses ? Suis-je un chrétien qui ressemble aux païens ou un païen qui ressemble aux chrétiens ? » Une interpellation qui invite chacun à examiner sa conscience et à faire correspondre ses actes aux enseignements du Christ.
Réginald Karem Been Vasambya